Les grandes écoles en France

Selon la définition du ministère de l’Éducation nationale, une grande école désigne un établissement d’enseignement supérieur. L’admission des élèves se fait uniquement par voie de concours. Elle a l’obligation de donner des formations de haut niveau. À la fin de leur cursus, les étudiants ont de nombreux débouchés sur le marché du travail. Les noms prestigieux de leur établissement leur permettent de réussir sur le plan professionnel. Si les universités sont placées sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale, il en va autrement pour les grandes écoles. Elles sont directement rattachées aux ministères du secteur concerné. Il s’agit de la Culture, l’Agriculture, l’Équipement, la Défense, la Justice, l’Armée, la Justice, l’Industrie, le Premier ministre ou la Santé. Néanmoins, les grandes écoles peuvent aussi dépendre de l’Éducation nationale comme l’École normale supérieure.

La création des grandes écoles en France

L’État a créé les premières grandes écoles au milieu du XVIIIe siècle. Elles avaient pour objectif de fournir aux grands corps de l’État des cadres militaires et techniques. Les sortants de ces écoles travaillaient au sein du corps des Mines, des Forces armées françaises, des Eaux et des Forêts, des Télécommunications, des Ponts et chaussées, de l’Administration centrale, des Ports et arsenaux, de l’Agriculture ou de l’Enseignement. À cette époque, huit écoles supérieures étaient considérées comme de grandes écoles. Il s’agit des Ponts et Chaussées, la Polytechnique, Les Mines, la Saint-Cyr, le Génie Maritime, Normales Supérieures, Vétérinaire et Agro. Les écoles publiques et privées ont été créées au XIXe siècle. Il s’agit entre autres de Télécom ParisTech, de l’École d’arts et métiers, de l’Ecole des hautes études d’ingénieur, de l’École d’ingénieurs en génie des systèmes industriels ou de l’École centrale des arts et manufactures. Ces écoles sont devenues prestigieuses grâce à la qualité de la formation et la difficulté du concours d’entrée. Leur nombre a considérablement augmenté depuis la fin du XXe siècle. Elle compte plus de 200 écoles supérieures. Le terme « grandes écoles » s’applique à de nombreux établissements d’enseignement supérieur.

Les particularités des établissements d’enseignement supérieur

Les grandes écoles sont spécialisées dans un domaine d’activité en particulier. Il s’agit notamment de l’ENA ou École Nationale d’Administration. Elle donne des formations aux futurs cadres de l’administration publique. Elle est placée sous la tutelle de la DGAFP ou Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique. Quant à l’ENS ou École Normale Supérieure, elle forme les enseignants et les maîtres d’école. Elle est placée sous la tutelle du MESR, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Pour sa part, l’École Polytechnique est un établissement d’enseignement supérieur qui forme des ingénieurs. Elle est placée sous la tutelle du Ministère de la Défense. Les étudiants qui sont intéressés par les métiers du commerce peuvent s’inscrire dans les Hautes Études Commerciales ou HEC. Cette école prodigue des formations relatives à l’entrepreneuriat et au management. Elle est placée sous la tutelle de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris. En ce qui concerne l’EHESP ou École des Hautes Études en Santé Publique, elle est placée sous la tutelle du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé ainsi que du MESR. Cette grande école est dédiée à la formation et à la recherche dans le secteur de l’action sociale et de la santé publique.

Le concours d’entrée dans les grandes écoles

Pour préparer les concours d’entrée, les bacheliers passent deux ans dans des classes préparatoires. Un examen permet de déterminer si l’élève est admis dans les grandes écoles. Il faut savoir qu’il s’agit d’établissements élitistes. De ce fait, seuls ceux qui obtiennent les meilleures notes sont retenus. Au cas où il échoue, il a la possibilité de réessayer l’année suivante. À la fin de leurs cursus, les étudiants obtiennent généralement un bac+5. Ils se spécialisent dans une branche spécifique en étant certains de trouver le poste qui y correspond. De nombreux étudiants étrangers choisissent également d’y poursuivre leurs études supérieures. Ils représentent environ 20 % des inscrits dans ces grands établissements de renommée internationale.

Les points forts des grandes écoles françaises

Les étudiants des grandes écoles bénéficient d’un encadrement fort afin d’assurer leur réussite. Ils ont également l’opportunité de voyager dans le cadre d’un programme d’échange. Il est ainsi possible de suivre un semestre à l’étranger. Ces établissements d’enseignement supérieur ont développé des partenariats avec des universités et de grandes écoles dans différents pays du monde. Les étudiants ont le choix entre des cursus aux États-Unis, en Chine, en Amérique Latine ou dans d’autres pays de l’Europe. Ceux qui y participent améliorent ainsi leur niveau de langue. Le fait d’en parler plusieurs constitue en effet un levier pour leur carrière. Certains étudiants se voient aussi la possibilité de passer un double-diplôme. Cela leur permet de se démarquer des autres candidats lors du recrutement.

Les avantages professionnels des grandes écoles

En s’inscrivant dans une grande école, les étudiants veulent bénéficier d’une formation de haut niveau. Une dizaine de ces établissements figurent parmi le top 150 des meilleures universités du monde. Ils ont une très bonne réputation auprès des recruteurs et des employeurs. Ils ont la certitude que ces étudiants répondent parfaitement à tous leurs critères d’exigence. Ils sont immédiatement opérationnels et sont capables de s’adapter à leur environnement dans les plus brefs délais. Les sortants de ces établissements ont plus de chance de trouver des stages. Ces derniers correspondent à au moins 12 mois d’expérience professionnelle. Ils peuvent aussi obtenir des postes grâce au réseau des anciens élèves. Ces derniers sont attachés à leurs écoles et ont un réel sentiment d’appartenance à ces établissements. La plupart du temps, ils participent à la prise de décisions sur les points importants. Beaucoup d’entre eux financent également de nombreux projets visant à améliorer le confort d’études. Ils proposent aussi des bourses aux étudiants méritants. À noter que les frais de scolarité sont relativement très chers. Néanmoins, plusieurs organismes proposent des prêts à taux préférentiels. Les conditions de remboursement sont aussi plus flexibles. En effet, les établissements bancaires sont certains de récupérer leur argent. Quant aux étudiants, ils font rapidement un retour sur investissement au bout de deux ou trois ans de travail.

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