Le droit à l’éducation

Le droit à l’éducation fait partie des droits de l’homme reconnus à l’ordre international. L’éducation a pour objectif d’assurer un avenir meilleur et de former des citoyens actifs pour le développement de leur pays. Cependant, des millions d’enfants dans le monde n’ont pas encore accès à ce droit fondamental.

 Le droit à l’éducation, un droit fondamental

Dans l’article 26, la DUDH ou Déclaration Universelle des Droits de l’Homme déclare que l’éducation est un droit pour tout le monde. Certains traités concernant les handicapés, les femmes, les filles et autres groupes renforcent ce droit à l’éducation. Ce droit est dit fondamental de par les avantages qu’il apporte à chaque individu et à la société. Il assure l’épanouissement d’une personne et sort les groupes marginalisés de la pauvreté.

Comme les hommes et les garçons, les femmes et les filles doivent aussi être éduquées. Ainsi, ce droit garantit l’égalité des chances pour tous les genres et les races. Il se dresse contre la discrimination. Dès l’enfance, un individu doit profiter d’un enseignement élémentaire comme l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Cette étape le prépare à l’enseignement secondaire et supérieur. C’est la clé de son futur développement social, économique et culturel. Que l’enfant soit une fille, un garçon ou un handicapé, il devra avoir accès à l’éducation. Un enseignement de qualité et adapté aux besoins de chacun est le garantit d’une bonne éducation pour tous.

Après l’adoption du droit à l’éducation dans la DUHDH, plusieurs conventions et chartes ont été établies afin de renforcer ce droit comme: la Convention européenne des droits de l’Homme, la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Le droit à l’éducation : son importance pour les enfants

Bénéficier d’une bonne éducation fait partie des droits des enfants d’après la déclaration des Nations unies. Leur permettre de se développer intellectuellement et physiquement et les aider à s’accomplir, tels sont les objectifs de ce dispositif. Sans éducation, un enfant n’aura pas conscience de ses droits lorsqu’il arrive à l’âge adulte. L’éducation prépare en effet tout individu à être actif dans sa vie d’adulte. Elle forme une personne à respecter ses parents, son origine, sa culture et ceux des autres. D’ailleurs, les enfants doivent se concentrer que sur leurs études et leur développement. Ils doivent être protégés des travaux précoces et nocifs à leur santé.

Profiter du droit à l’éducation, c’est avoir accès à un enseignement primaire gratuit. Cela implique aussi unenseignement secondaire, technique, professionnel et supérieur accessible à tous. Même les personnes qui n’ont pas pu terminer leur scolarité doivent accéder à une éducation de base. Elles peuvent bénéficier d’une formation professionnelle par exemple. Ce droit prévoit des outils et une formation de qualité pour les instituteurs. Toute personne, même les enfants, est libre de choisir le type d’éducation qu’il souhaite.

La situation dans le monde reste alarmante

Même si la ratification de ce droit est faite depuis 1948, des millions d’enfants n’en profitent pas encore dans plusieurs pays. Par insuffisance de ressources, certains pays ne peuvent pas offrir une bonne éducation pour leurs enfants. Parfois, le problème vient aussi d’un manque de volonté politique. Les dirigeants des pays sous-développés n’arrivent pas à établir un projet de société adéquat pour assurer le droit à l’éducation aux défavorisés et aux marginaux. Ce groupe de personnes est même entièrement délaissé dans certains pays et n’arrive pas à se relever de la pauvreté.

D’après les dernières statistiques, 262 millions d’enfants en âge de recevoir un enseignement élémentaire et secondaire ne vont pas à l’école. Environ 54% parmi eux sont des filles. En Burkina Faso, les chiffres sont alarmants. 8% des filles seulement atteignent les écoles secondaires. L’égalité des chances entre les sexes n’est pas encore effective dans plusieurs pays. Selon le rapport mondial de l’UNESCO, plus de la moitié des adultes analphabètes appartient à la gent féminine.

Ces statistiques préoccupantes proviennent probablement du manque d’initiative venant de l’État. Pas plus d’un pays sur cinq peut offrir 12 ans d’enseignement gratuit pour ses habitants. Dans les États les plus pauvres, la moitié des enfants scolarisés en primaire ne maitrise même pas la lecture et l’écriture. Aussi, la plupart des adolescents ne profitent pas d’un enseignement secondaire.

Les organismes défenseurs et garants du droit à l’éducation dans le monde

Les Nations unies ont mis en place des organisations internationales afin d’aider financièrement et techniquement les pays membres qui en ont besoin. Une politique claire et précise est mise en place par l’Unicef (United Nations International Children’s Emergency Fund) et l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) pour garantir le droit à l’éducation dans les pays qu’ils financent. L’OHCHR ou Haut Commissariat des Nations unies pour l’enfance, quant à lui, offre une assistance et des formations aux gouvernements pour assurer l’application des droits de l’homme, dont l’éducation. Cette institution se prononce aussi en cas de non-respect de ces droits.

Plusieurs organisations non gouvernementales œuvrent également dans la cause du droit à l’éducation. Certaines construisent des écoles. D’autres se focalisent sur la formation professionnelle des jeunes et la sensibilisation. Nombreuses de ses ONG se focalisent sur l’éducation pour les filles. En effet, la gent féminine reste la plus sujette à la discrimination et à d’autres obstacles comme le mariage précoce.

L’État, un acteur majeur dans la garantie du droit à l’éducation

La ratification d’un traité sur le droit à l’éducation implique pour un État le respect, la protection et la mise en œuvre de ce droit. Par exemple, l’État ne doit pas obliger les parents à choisir une école en particulier. Nul ne peut entraver à l’exercice de ce droit. L’État doit en être le garant. Il peut ainsi prendre les mesures nécessaires contre les parents qui empêchent leurs enfants, les filles en particulier, d’aller à l’école. Surtout, il doit mettre en place des mesures appropriées pour faciliter l’accès à l’éducation pour tous ses habitants sans exception. Offrir un enseignement de qualité pour tous et un système d’éducation en plein accord avec la situation de son pays est le rôle principal du gouvernement.

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